Les Anses d’Arlet

Sélectionnée par l’émission de Stéphane Bern « Le Village préféré des français » la commune de Les Anses d’Arlet représente dans cette émission l’ensemble des Outre-Mer.

Les Anses-d’Arlet se déploient sur la côte caraïbe, dans le sud-ouest de la Martinique, à environ 13 km de Fort-de-France. La commune s’étend sur 25,92 km² et compte environ 3 300 habitants selon le dernier recensement, que l’on appelle les Arlésiens et les Arlésiennes. Deux anses structurent le territoire : la Grande Anse au nord, à l’entrée de la baie de Fort-de-France, et la Petite Anse au sud, en direction du Diamant.

Le relief marque autant le paysage que la mer : les mornes Larcher, Jacqueline, Genty et Champagne dominent la commune, et figurent depuis 2014 parmi les sites martiniquais proposés au classement UNESCO. La pêche traditionnelle reste une activité identitaire forte, aux côtés de l’agriculture et, de plus en plus, du tourisme.

Contacts pratiques

  • Code postal : 97217
  • Mairie : 05 96 68 62 02 – [email protected]
  • Office de tourisme : 05 96 48 38 05

Histoire

Le nom de la commune vient d’Arlet, un chef caraïbe qui régnait sur ces terres avant la colonisation. En 1651, Jacques Dyel du Parquet, alors gouverneur de la Martinique, le contraint à les abandonner. Les populations caraïbes qui survivent à cette conquête trouvent refuge dans les mornes environnants. Elles y accueillent ensuite des personnes réduites en esclavage qui fuient les habitations, leur transmettant des savoirs de survie en milieu hostile.

L’histoire religieuse de la commune s’écrit dès 1671, avec une première chapelle dédiée à Saint-Antoine de Padoue. L’église qui lui succède en 1673 est détruite par les troupes anglaises en 1762, puis reconstruite grâce aux dons d’Henry Larcher, riche paroissien de l’époque : elle est consacrée à Saint-Henri en 1767 et devient, avec son clocher reconstruit en 1856 et ses vitraux de 1875, l’une des images les plus reconnaissables de l’île. Classée monument historique en 1995, elle a été restaurée en 2009 après le passage de l’ouragan Dean et un séisme.

Cet héritage de résistance et de patrimoine façonne encore l’identité de la commune aujourd’hui, portée par ses traditions de pêche et d’agriculture. Il a d’ailleurs valu aux Anses d’Arlet la deuxième place du concours télévisé Village préféré des Français en 2020, devant plus de 2,5 millions de téléspectateurs, pour ses plages, son église et son marché aux poissons.

Enseignement

L’éducation des enfants de la commune s’organise autour de quatre établissements, sous la tutelle de l’Académie de Martinique. Trois écoles primaires publiques accueillent les plus jeunes : celle du bourg, rue Félix Eboué, celle de Gallochat, et celle de Petite Anse. Les collégiens poursuivent leur scolarité au collège Alexandre Stellio.

Contacts des établissements

  • École du bourg (rue Félix Eboué) : 05 96 68 62 32
  • École de Gallochat : 05 96 68 62 75
  • École de Petite Anse : 05 96 68 66 43
  • Collège Alexandre Stellio : 05 96 68 64 88

À découvrir

Le bourg des Anses d’Arlet séduit par ses maisons en bois, ses yoles de pêcheurs amarrées face à l’église, et ses couchers de soleil sur la mer des Caraïbes. L’église Saint-Henri, classée monument historique et restaurée en 2009, reste l’image la plus photographiée de la commune, avec son architecture du XVIIIe siècle et ses vitraux du XIXe. Les plages qui bordent la commune, de la Grande Anse à la Petite Anse, comptent parmi les plus prisées de l’île. Notre guide complet des Anses d’Arlet détaille chacune d’entre elles, avec les activités et les bonnes adresses pour organiser sa visite.

La vie locale se découvre aussi loin des plages : le marché aux poissons du bourg, les démonstrations de pêche traditionnelle et les danses bèlè font partie des traditions vivantes que la commune a mises en avant lors du concours Village préféré des Français.

Deux curiosités locales méritent le détour, moins connues des visiteurs de passage.

Dlo Ferré, une source d’eau chaude naturelle qui jaillit face à la mer des Caraïbes, doit son nom à sa température surprenante pour la région.

La route des puits raconte une autre histoire, celle de l’eau. La commune des Anses d’Arlet se situe dans la région la plus sèche de la Martinique, où la disponibilité en eau reste un enjeu crucial. La sécheresse extrême y menace encore aujourd’hui la commune. Pour s’approvisionner et mieux affronter ces périodes difficiles, les arrière-grands-parents des Arlésiens ont développé l’usage des puits. Leurs vestiges témoignent aujourd’hui de ce que la nature peut offrir à qui sait s’adapter. Dix-huit puits ont été répertoriés sur la commune en 2006 :

  • 1 à Anse Dufour
  • 2 à Grande Anse
  • 7 au Bourg
  • 8 à Petite Anse