Mer & Nature
La Martinique se découvre autant sous l’eau que sur terre. Récifs coralliens, épaves historiques, tortues marines et forêt tropicale composent un terrain de jeu naturel exceptionnel, à explorer à votre rythme.
Le monde sous-marin de Martinique
Le monde sous-marin de Martinique s’étend sur les 48 900 km² du Parc naturel marin, qui couvre l’intégralité des habitats marins de l’île. Les herbiers marins, les récifs coralliens et les mangroves abritent une biodiversité exceptionnelle : plus de 65 espèces de poissons, sept familles de coraux bâtisseurs et cinq espèces de palétuviers qui servent de nurserie aux juvéniles.
Au large, requins, tortues marines et une vingtaine d’espèces de cétacés fréquentent les eaux martiniquaises. Chaque plongée réserve ainsi son lot de rencontres, du simple lambi aux hippocampes nichés dans les herbiers.
Les épaves de Martinique, un patrimoine englouti
En 1902, l’éruption de la montagne Pelée a englouti près de 400 navires dans la rade de Saint-Pierre. Le Roraima, un vapeur de 2 712 tonneaux, et le Tamaya, un trois-mâts identifié grâce à sa cloche retrouvée en 1974, comptent parmi les épaves les plus visitées.
Les profondeurs varient beaucoup d’un site à l’autre : l’épave de l’Amélie s’explore dès 12 mètres, en snorkeling, tandis que le Tamaya repose entre 78 et 85 mètres et demande une plongée technique. Depuis 2012, l’État protège officiellement ce patrimoine archéologique englouti.
La pêche en Martinique
La pêche reste une activité très présente sur l’île, entre relève des casiers le long de la côte et sorties en haute mer. Plusieurs techniques traditionnelles cohabitent encore aujourd’hui, de la pêche au filet à la traîne au large.
Certains pêcheurs locaux proposent aussi d’embarquer les visiteurs curieux, une façon différente de découvrir la mer et le littoral martiniquais.
Quand observer la faune marine en Martinique ?
Entre avril et juin, les tortues luth viennent pondre sur les plages de la côte atlantique et du sud de l’île. Ces géantes des mers, qui peuvent mesurer jusqu’à 2 mètres et peser 400 kg, plongent habituellement à plus de 200 mètres, parfois au-delà de 1 000 mètres.
Cette période recoupe aussi le passage des baleines à bosse, présentes dans les eaux martiniquaises de janvier à juin pour se reproduire. Si vous croisez une tortue sur le sable, gardez vos distances et évitez toute lumière directe : l’espèce reste strictement protégée.
La SNSM Martinique, des bénévoles au service de votre sécurité en mer
La SNSM, association reconnue d’utilité publique, secourt gratuitement toute personne en danger en mer autour de la Martinique. Ses équipages, entièrement bénévoles, interviennent depuis plusieurs vedettes, dont le Commandant Nicole, basé à Fort-de-France.
En cas d’urgence en mer, le canal VHF 16 reste le bon réflexe : le CROSS Antilles-Guyane le surveille en permanence. L’association fonctionne presque entièrement grâce aux dons, les subventions publiques ne couvrent qu’un tiers de son budget annuel.
La faune terrestre de Martinique
La faune terrestre de Martinique reste plus discrète que sa richesse marine, mais elle réserve son lot de surprises. Reptiles, oiseaux et petits mammifères se partagent la forêt tropicale et les mornes de l’île, avec quelques espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Sur l’îlet Chancel, une sortie en mer avec l’un de nos partenaires permet d’observer l’iguane des Petites Antilles, une espèce endémique aujourd’hui protégée. Plus près des habitations, les colibris se reconnaissent à leur vol impressionnant : certains atteignent 70 km/h en captant le nectar des fleurs tropicales ou l’eau sucrée déposée sur une terrasse.
Le trigonocéphale, unique serpent venimeux de l’île, vit caché dans les forêts et les zones de plantation et reste lui aussi endémique à la Martinique. Au XIXe siècle, l’introduction de mangoustes pour le combattre a tourné court : actives le jour quand le serpent chasse la nuit, elles se sont plutôt attaquées aux œufs et aux volailles, faisant disparaître plusieurs espèces d’oiseaux de l’île.
La flore tropicale de Martinique
Balisier, alpinia, héliconia, anthurium ou oiseau de paradis : la flore tropicale martiniquaise regorge de fleurs spectaculaires. Le Jardin de Balata en rassemble à lui seul plus de 3 000 espèces, un incontournable pour qui veut tout découvrir en une seule visite.
Juste à côté, le restaurant la luciole complète idéalement la sortie, installé directement sur le parking du jardin.
Votre première journée en Martinique : entre repos et découverte
Après un vol long-courrier de plus de 8 heures, mieux vaut réserver votre premier jour au repos, surtout si vous avez voyagé en classe économique. Profitez-en pour prendre vos marques dans votre location et repérer les environs.
Cette journée tranquille prépare le terrain pour explorer efficacement la mer et la nature de la Martinique dans les jours qui suivent, avec l’aide de nos guides pratiques.
Suivez ces pistes et vous direz avoir vraiment découvert la Martinique, mer et nature confondues. Vous y reviendrez sans doute : on raconte que l’île est celle des revenants.
Questions fréquentes sur la mer et la nature en Martinique
Le Parc naturel marin de Martinique protège récifs coralliens, mangroves et herbiers marins, abritant tortues, requins et une vingtaine d’espèces de cétacés.
Certaines épaves comme l’Amélie s’explorent dès 12 mètres, accessibles aux débutants, tandis que d’autres, plus profondes, demandent un niveau technique.
Les tortues luth pondent entre avril et juin sur les plages de la côte atlantique et du sud de l’île.
Gardez vos distances, évitez toute lumière directe et ne la touchez jamais : c’est une espèce strictement protégée.
La SNSM secourt gratuitement les personnes en danger en mer grâce à des équipages bénévoles, financés presque entièrement par des dons.
Le canal VHF 16, surveillé en permanence par le CROSS Antilles-Guyane, reste la référence pour signaler une urgence en mer.